NOTRE CLASSE/НАШ КЛАСС

Notre classe
Une histoire en 14 leçons

de Tadeusz Slobodzyanek

du 22 au 25 février 2020
Au Studio Marigny

Représentations en Russe surtitrés en Français

En 2008 le dramaturge polonais Tadeusz Slobodzyanek a écrit une pièce dont le nom appelle  à se rendre compte des leçons dures de l’histoire – «Notre classe. Une histoire en 14 leçons». Les dix personnages de la pièce ont des prototypes réels et les événements présentés dans la pièce ont effectivement eu lieu dans la localité polonaise de Jedwabne.

La première sonnette de l’école… Le premier jour de classe… Qui parmi nous ne s’en souvient pas? Les garçons et les filles pleins de vie et de joie, pleins d’espoir parlent d’eux-mêmes, des parents, de leurs rêves. C’est ainsi que commence leur biographie commune. C’est ainsi que commence la pièce «Notre classe». Au cours de ce spectacle nous vivrons les dix vies de ces dix enfants. Ils seront amis, ils s’amuseront ensemble, ils se disputeront, se réconcilieront, se bagarreront. Ils sauveront et trahiront l’un l’autre, ils s’aimeront, éprouveront la jalousie et la haine. Une seule chose qu’ils seront incapables de faire: rompre le fil invisible qui relie leurs vies car «camarade de classe est pareil à un parent».

La metteuse en scène du spectacle Natalia Kovaliova

En 2000 on a vu paraître le livre de J.T. Gross «Les voisins» consacré à la tragédie à Jedwabne. Dans la société polonaise il a provoqué un véritable choc la scindant en deux camps: ceux qui étaient prêts et ceux qui ne voulaient pas reconnaître la faute. Pour les Polonais c’est l’histoire de leur pays. Cependant dans l’histoire de notre pays aussi il y a les pages difficiles. Et ce n’est pas seulement dans l’histoire car aujourd’hui aussi nous devons souvent faire un choix difficile. Nous sommes responsables de nos actions. Comment agir pour ne pas s’étrangler du repentir tardif? En travaillant sur ce spectacle je me posais souvent la question: «Et moi, qu’aurais-je fait?». Alors la justification que l’on entend de la bouche des personnages de la pièce «Et que pourrais-je faire? n’est pas une réponse. Pour moi c’est une histoire universelle. Partout où l’homme est serré par la poigne de la dictature il cesse d’être l’homme, il devient un loup entouré des fanions rouges et à cause de sa peur il sème le mal tout autour et comme résultat il devient lui-même incapable de vivre. Comment sortir de ce cercle des fanions rouges??? Il me semble qu’il faut parler aux hommes des leçons difficiles de l’histoire avec le langage de théâtre car il est simple et évident: dans le théâtre, devant un homme vivant (un spectateur), un autre homme vivant (un artiste) vit en deux heures une vie entière dévoilant des mécanismes cachés d’un destin humain, les liens entre son passé, son présent et son avenir.

Tadeusz Slobodzyanek n’est pas un annaliste qui «écoute avec indifférence le Mal et le Bien». Il est profondément troublé par les questions éternelles, il mène une lutte pour l’homme. Voilà pourquoi il arrive à atteindre les profondeurs de la synthèse artistique des phénomènes. La pièce «Notre classe» a reçu le prix principal littéraire de Pologne «Nike». Au cours de sa remise à l’auteur on a déclaré que «pendant que l’on a en Pologne de tels écrivains on peut regarder l’avenir avec optimisme.

Natalia Kovaliova a terminé en 1979 l’Institut d’État de l’Art Théâtral (GITIS)  (l’atelier de l’Artiste du peuple de l’URSS A.A. Popov) avec la spécialité de l’actrice du théâtre et du cinéma.
En 1979 elle a été admise dans la troupe du Théâtre de Moscou «Taganka» où elle a travaillé pendant 30 ans. Elle a joué les rôles principaux dans les spectacles de Y.P. Lubimov: «Crime et châtiment» de Dostoïevski, «Maître et Marguerite» de Boulgakov, «Adolescent» de Dostoïevski,   «Vivant» de B. Mojaev, «Ici les aubes sont calmes…» de B. Vassiliev et autres.
Elle a participé aux concours des récitants: Lauréate du Concours fédéral des récitants «Yakhontov», Diplômée au Concours fédéral des récitants «Pouchkine»,  Lauréate du Concours fédéral des récitants «Pasternak».

A partir de 1997 elle commence son activité pédagogique à la chaire de l’Institut en tant que professeur.
En 2002 elle enseignait à l’institut théâtral GITIS-Scandinavie (Aarhus, Danemark).
Depuis 2003 elle cumule l’activité pédagogique avec le travail dans le département de récitants de la Philharmonie académique d’État de Moscou se produisant avec des récitals à Moscou, la région de Moscou, Nijni-Novgorod et autres villes.
En 2007-2008 elle a travaillé en tant que professeur de la parole scénique dans l’Université coréenne nationale des arts (Corée du Sud, Séoul).
En 2009, 2010, 2011 elle a travaillé avec des étudiants étrangers: les semestres russes des étudiants anglais de l’École théâtrale de Londres (les spectacles «Eugène Onéguine», «La Dame de pique»). Elle est l’auteur de quelques manuels et livres sur la maîtrise de la parole scénique.

Elle conduit des masters-classes sur la technique de la parole dans des écoles de Moscou.

En 2014 elle a commencé les répétions de la pièce de T. Slobodzyanek «Notre classe» avec des promus du cours de V.P. Nikolaénko qui sont devenus artistes du Théâtre «Vakhtangov». La première du spectacle a été présentée sur la Nouvelle scène du théâtre le 14 octobre 2016.

Une autre première de la mise en scène de Natalia Kovaliova a eu lieu sur la scène «Simonov» du Théâtre Vakhtangov en 2018 – le spectacle «Vagabond ensorcelé» d’après la nouvelle de N. Leskov.

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